Le cirque continue de s’essouffler pour les acteurs de l’industrie américaine du « chanvre », qui sont à court d’arguments pour empêcher une répression fédérale après que les dirigeants du Congrès ont bloqué une série de propositions cette semaine.
Cette initiative bienvenue de la commission des règles de la Chambre des représentants est le dernier signe en date que Washington reste déterminé à démanteler le cadre réglementaire défaillant qui a permis aux produits psychoactifs dérivés du chanvre de se multiplier après l’adoption de la loi agricole de 2018. Une interdiction des produits à base de cannabis synthétique, dont la plupart sont fabriqués à partir de CBD dérivé du chanvre, devrait entrer en vigueur en novembre.
Cette évolution marque une nouvelle étape importante dans le démantèlement progressif de ce qui est devenu l’un des marchés de cannabinoïdes les plus importants et les plus controversés au monde, alors qu’une multitude de producteurs peu scrupuleux et leurs complices, dans un secteur du CBD en déclin, ont détourné la définition du chanvre en exploitant une faille juridique afin de pouvoir vendre aux enfants des friandises provoquant un « high ».
Les inquiétudes concernant cette faille ne cessent de croître depuis plusieurs années, alors que les États, les autorités de régulation et les législateurs fédéraux s’efforcent de plus en plus de restreindre les produits illicites tout en préservant les possibilités d’activité pour les industries traditionnelles du chanvre.
La date limite approche
Les amendements proposés, qui ont été rejetés à la Chambre, auraient soit reporté la mise en œuvre des restrictions, soit mis en place des voies réglementaires alternatives pour les produits à base de THC dérivés du chanvre.
Ces propositions constituent l’une des dernières occasions réalistes pour le secteur de modifier la législation adoptée fin 2025, qui comble la lacune à l’origine de la croissance explosive de produits tels que le delta-8 THC, les fleurs de chanvre à forte teneur en THCA et une large gamme de boissons au chanvre ayant des effets psychoactifs. Ces restrictions découlent d’une loi fédérale sur les dépenses signée à la fin de l’année dernière, qui a adopté une approche plus large en matière de THC total et a instauré une période de transition d’un an avant l’entrée en vigueur de la mesure en novembre.
On prend un verre, peut-être ?
Les efforts de lobbying de l’industrie se concentrent désormais sur les boissons à base de THC issu du chanvre plutôt que sur les bonbons gélifiés, les confiseries, les fleurs à forte teneur en THCA, les produits de vapotage et autres articles fréquemment vendus dans les supérettes, les stations-service et les magasins spécialisés dans le tabac, souvent dans des emballages que les détracteurs jugent attrayants pour les jeunes consommateurs.
Les producteurs ont en effet admis que ces produits avaient peu de chances d’aboutir sur le plan politique et se concentrent désormais sur la mise en place d’un cadre réglementaire – similaire à celui applicable à l’alcool – pour les boissons à faible teneur en THC, une catégorie qui suscite l’intérêt des grands distributeurs d’alcool, des détaillants et des entreprises du secteur des boissons.
Deux de ces propositions auraient reporté la mise en œuvre des restrictions, tandis qu’une troisième, présentée par le député Andy Barr du Kentucky, aurait instauré un cadre fédéral réglementé pour les cannabinoïdes dérivés du chanvre et préservé les voies légales pour de nombreux produits aujourd’hui menacés d’interdiction. La commission a rejeté ces trois propositions.
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Source : Hemp Today : Hemp Today


