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Culture

Faire de la résine de Skuff

Qu’est-ce que le SKUFF ? Méthode de l’ Ice-o-lator

Dans cet article, nous allons voir comment faire du Skuff (de la résine, du pollen, du popo, de la poudre, du kief, appel ça comme tu veux). Pour ce faire, il faut bien entendu avoir des déchets de manucure, c’est dommage de gâcher de jolie tête pour faire ça.

Tout savoir sur la préparation du skuff – Ice-o-lator – Hash voici la méthode traditionnelle

Il existe de multiples façons de faire du Skuff. Je vais vous présenter les façons les plus courantes à utiliser.

Cette méthode consiste à utiliser un ou plusieurs tamis et de taper dessus avec des baguettes (comme quelqu’un qui joue de la batterie) pour en faire tomber le pollen qui était resté accroché aux déchets de manucure.

Pour utiliser cette méthode et la rendre la plus optimale possible, il te faudrait normalement 3 tamis :

  • Un premier de 160 microns.
  • Un deuxième de 70 microns.
  • Et un troisième de 45 microns.

Le micron est une unité de longueur qui représente un millième de millimètre. On a notamment besoin de ces tamis-là spécifiquement, car ils laissent passer le pollen, tout en filtrant les déchets de matière végétale. Plus les microns sont élevés et plus ils laissent passer de matière. Ainsi, quand on fait de la résine et qu’on possède plusieurs tamis, on obtient différentes qualités de Skuff, qui ont chacune des arômes bien spécifiques.

La méthode traditionnelle au tamis favorise la saveur au détriment de la quantité par rapport à la seconde méthode.

Le processus

Au préalable, il faut mettre tous les déchets dans des sacs plastique (ou sac congélation) et les places-les au congélateur pendant toute une nuit. Lorsque l’on congèle les déchets de culture ou même les buds, il sera par la suite plus facile de séparer les trichomes, qui constituent le Skuff, de la matière végétale.

Pour le processus, il faut que placer sa matière végétale congelée dans le tamis, sans trop le remplir pour ne pas trop comprimer les feuilles. Ensuite, refermer le tout avec une toile résistante, attachée par un élastique autour du tamis, afin de faire un joli petit paquet.

Le premier tamis que nous utiliserons sera celui de 160 microns (si tu n’en utilises qu’un seul, tu peux choisir soit celui de 160 microns si tu veux plus de quantité que de qualité, soit celui de 70 microns. Le 45 microns ne t’en donnera vraiment pas beaucoup, mais par contre il sera d’une qualité vraiment exceptionnelle).

Place le tamis dans un plat suffisamment grand pour qu’il y tienne, sinon pose-le sur une toile cirée. Tu vas ensuite devoir taper dessus avec des baguettes pendant 15 minutes. (oui oui 15 minutes ! Allez, chronomètre et ne t’arrête pas) Une fois que le premier passage a été effectué, récupère le Skuff qui s’est déposé au fond du plat avec une carte et répète l’opération en déposant ton Skuff obtenu dans le tamis de 70 microns, puis dans celui de 45 microns.

Tu obtiendras ainsi 3 différentes qualités de skuff :

  • Celui entre le tamis de 160 et de 70 sera notre première qualité, celui-ci sera présent en plus grande quantité.
  • Celui entre le tamis de 70 et celui de 45 sera notre deuxième qualité : tu en auras moins, mais il sera meilleur que la première qualité.
  • Et enfin celui qui passera au travers du tamis de 45 microns, qui sera notre troisième et meilleure qualité.

Voilà, tu as fait du Skuff à sec, mais il lui manque encore une étape avant de devenir véritablement du Hasch.

C’était la méthode simple de faire du Skuff à la manière traditionnelle, cependant, comment le faire avec la méthode du ice-o-lator ?

Faire du Skuff, La Méthode du Ice-o-lator

Ici, nous allons voir comment faire du Skuff avec la méthode du ice-o-lator en utilisant simplement de l’eau et de la glace.

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Contrairement à la méthode traditionnelle où l’on extrait le Skuff à sec, ici notre Skuff sera humide, car on va utiliser la force de l’eau et le froid de la glace.

Pour ce faire, il y a 2 méthodes : Soit vous possédez une machine “Ice-o-lator” (une sorte de une petite machine à laver spécialement conçue pour extraire de la résine), soit vous utilisez le système D.

Personnellement, je conseille quand même de faire le système D, c’est un peu physique, mais cela de s’encombrer d’une machine que vous allez utiliser 1 fois par an.

Le modèle basique du “Ice-o-lator” coûte une centaine d’euros et même pour dire, ce n’est pas aussi efficace que le système D, qui te coûtera dans les 30€. À vous de décider : si vous possédez beaucoup de matière végétale et ce régulièrement, il vaut mieux investir dans une machine, inversement si vous n’en possédez pas beaucoup.

Ici, je vais te détailler la méthode sans la machine. Mais le “Ice-o-lator” suit le même principe, à l’exception que c’est une machine qui fera tout le travail a votre place.

Matériel

  • Plusieurs BubbleBag, les sacs à tamis
  • Une perceuse
  • Un sceau suffisamment gros pour contenir les BubbleBags
  • Une tige malaxeur pour la perceuse. (les tiges pour mélangé de la peinture ou du béton par exemple)

Rassurez-vous, on trouve tout sur Amazon ou sur des sites spécialisés pour vraiment pas très cher, si vous avez déjà une perceuse du moins.

Il faut un grand seau dans lequel les sacs à tamis rentrent parfaitement, ça facilitera vraiment le travail.

Comme pour la méthode traditionnelle, placez les déchet au congélateur pendant une nuit avant d’exécuter le processus.

Pour l’opération, il faut placer les Hashbags dans le seau, en respectant l’ordre (sinon vous risquez de faire de la m****). Le sac avec le plus petit micron sera placé en premier dans le seau, les autres suivront de manière croissante, de sorte que le sac avec les microns les plus élevés soit celui dans lequel on placera la matière végétale.

Plongez ensuite une partie de l’herbe dans le seau, mais il ne faut pas en mettre trop : il faut que l’on puisses garder un mouvement de liberté dans l’eau pendant que l’on mélange avec la perceuse et la tige. Sinon, vous risquez primo de bien galérer et deuxièmement d’en faire gicler de partout. Ajoutez ensuite de l’eau froide et des glaçons de multiples tailles si possible. Il faut que l’herbe soit totalement immergée sous l’eau et les glaçons. Attendre ensuite une dizaine de minutes pour laisser le temps aux déchets de s’imprégner d’eau. Vérifiez aussi la température de l’eau, il faut qu’elle soit entre 0 et 4 °C pour une extraction parfaitement réalisée.

Puis, vous allez simplement devoir mélanger à la perceuse pendant 5 à 15 minutes mais attention, plus vous dépasserez le délai de 15 minutes, et plus vous augmenterez le rendement, mais ce faisant au détriment de la qualité. (idéalement, il faut le faire tourner 12-13 minutes, ça suffira amplement pour avoir un bon ratio qualité et rendement).

Ne mélangez pas trop fort, si de la mousse se forme c’est que vous aurez mélanger beaucoup trop fort et la qualité du produit fini sera impactée. Une fois cette étape terminée, filtrez le tout avec les Bubble Bags en les retirant un à un du seau. (dans le premier, il faudra sortir les détritus, alors pressez bien le tout pour qu’il n’y ai plus d’eau et jetez la matière végétale ensuite. Tandis que les autres sacs sépareront l’eau des trichomes et vous donnera le précieux Hasch –

Au passage des différents filtres, vous obtiendrez différentes qualités et donc différentes saveurs, alors ne les mélangez pas si vous voulez pouvoir les comparer.

Pressez bien les sacs, de sorte qu’il n’y ait plus d’eau quand vous allez récolter le fond du sac. Mais méfiez-vous, ça glace les mains quand on tapote sur les côtés pour faire s’écouler l’eau.

Vous pourrez finalement récupérer la précieuse matière avec l’écran de séchage qui vous auras normalement été fourni avec les sacs. (si vous avez plusieurs passages à effectuer car vous avez beaucoup de matière végétale, ne jetez pas l’eau du bac. Bien au contraire, réutilisez-la)

Déposez votre Hasch dans un bac que vous placerez à l’abri de la lumière, afin que çela puisse sécher correctement et qu’il n’y ait plus d’humidité à l’intérieur. Ça devrait être prêt en 24-48 heures. Ne pressez surtout pas le hash, du moins pas encore et ne chauffez pas non plus la matière récoltée. Contrairement à la méthode traditionnelle, il s’agira de Hasch et non de Skuff. Pas besoin de le faire chauffer pour le transformer, vous pourrez directement le fumer quand il sera sec.

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Transformer le Skuff en Hasch

Quand on utilise la méthode traditionnelle pour faire du Skuff, il faut ensuite procéder à une dernière transformation pour que la poudre devienne du Hasch et en faire ressortir toutes les saveurs quand on le fume. Pour le transformer, il va falloir monter la poudre en température.

Personnellement, j’ai des outils professionnels et j’utilise une presse hydraulique, mais c’est un appareil qui coûte relativement cher et dont je fais une utilisation quasi hebdomadaire. Il existe cependant diverses méthodes pour le transformer sans avoir à se ruiner en matériel. Juste une petite chose : n’utilisez pas de petites presses à pollen, le résultat est vraiment médiocre.

Première méthode : l’aluminium

La technique la plus simpliste qui ne demande aucun matériel, hormis du papier aluminium, un briquet et un livre épais de préférence.

Pliez en 4 une feuille A4 de papier aluminium et déposez la poudre à l’intérieur, en forme de barrette, ce sera plus simple à compresser. Refermez les deux extrémités pour ne pas en perdre et repliez-le tout sur lui-même pour avoir une barrette d’aluminium. Puis faites simplement chauffer une dizaine de secondes uniformément chacun des deux côtés sans vous brûler les doigts.

Bien chaud, écrasez rapidement « le paquet » avec un livre bien épais, de toute votre force, pendant 1 à 2 minutes, le temps que le Skuff redescende en température et se compresse bien.

Dépliez doucement l’aluminium et décollez délicatement la barrette. Et voilà, c’était aussi simple que ça ! Dites-vous bien que plus vous ferez chauffer le pollen, plus il deviendra sombre et le goût changera en conséquence. Vous avez votre propre hasch fait-maison et c’est un réel délice.

La deuxième méthode : celle du four

Ce procédé est un peu plus long. Je vais donc le définir étape par étape pour ne pas vous perdre.

  • Enroulez le pollen dans du papier cellophane, afin de créer une barrette bien serrée, ferme et imperméable.
  • Enroulez le cellophane scellé avec un briquet dans du papier journal mouillé et placez le tout dans un four préchauffé à 150 °C. Laissez-le dedans pendant 10 minutes environ.
  • Sortez le paquet du four et placez-le sur une planche à découper. Roulez-le ensuite tout doucement de façon uniforme en utilisant un rouleau à pâtisserie.
  • Mouillez le paquet compressé avec de l’eau chaude et enfournez le tout au four, à nouveau pendant 10 minutes environ.

Vous pouvez répéter ce procédé maintes et maintes fois pour créer un Hasch plus doux et de meilleure qualité à chaque nouveau passage.

  • Une fois fini, placez le paquet dans un frigo pour la nuit, afin qu’il se refroidisse bien et se fixe correctement. Ensuite, vous aurez juste à rouler un petit cône pour profiter d’un des plus délicieux Hasch que vous aurez fumé de votre vie, je vous le garantis !

La troisième méthode : avec une voiture

La méthode typique du barbare ! (il en fallait bien une non ?). Il faut une voiture, deux planches en bois et du cellophane.

Enroulez le Skuff dans le papier cellophane, mais ne le compactez pas trop, sinon le cellophane risque d’exploser au passage de la voiture. Placez le paquet entre les deux planches en bois et roulez tout simplement dessus avec une voiture en restant bien 3 secondes dessus. Et voilà, facile et rapide, toutefois la qualité ne sera pas aussi parfaite qu’avec la méthode du four. Simplement une méthode système D pour faire du Hasch rapidement quand vous avez vraiment pas le temps. (cette méthode marche, mais franchement ne la faites pas, elle relève plus du côté drôle que productif).

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Tags : HaschichHashKiefrésine
Anton Van de Kamp

The author Anton Van de Kamp

Chaque année, tu as beau essayer, mais tu rates toutes tes récoltes ? Tu n’obtiens jamais de gros rendement ou même une herbe d’une qualité exceptionnelle n’est-ce pas ? Pire encore, tu ne comprends tout simplement pas grand-chose à la culture du cannabis ? Tout ça, c’est désormais terminé ! Suivez-moi.