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L’herbe sera probablement légale en territoire australien avant Noël.

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Le Parlement de l’A.C.T. est prêt à débattre et très probablement à adopter un projet de loi pour légaliser le cannabis.

En fin d’année 2018, le député Michael Pettersson a présenté à l’Assemblée, un projet de loi sur l’amendement relatif aux drogues de dépendance. S’il est adopté, ce projet de loi légalisera la possession et la consommation personnelles de cannabis.

Député Michael Pettersson

Un document relativement minuscule qui modifie la définition d’une infraction relative à l’usage de cannabis dans la Drugs of Dependence Act de 1989 et supprime cette drogue de la liste des substances interdites.”

S’il est adopté, il légalisera la possession jusqu’à 50 grammes par personne et permettra à chaque individu de cultiver quatre plantes à l’extérieur. La culture à l’intérieur ou l’utilisation d’éclairage artificiel ou de sources de chaleur artificielle restera illégale.

Les chances que le projet de loi soit adopté sont assez bonnes. Il a le soutien du gouvernement travailliste de l’A.C.T. et des Verts.

Bien que l’on craigne une contestation devant la haute cour, la question de savoir si cela se produira et comment cela se produira se qui aura un impact sur le résultat des élections fédérales à venir. dit Pettersson

Des milliers d’Australiens consomment maintenant du cannabis médicinal pour traiter des maladies comme la douleur chronique et l’anorexie.

Mais les critiques, et certains des plus grands experts médicaux australiens, soutiennent qu’il y a peu de preuves de qualité à l’appui de l’usage du cannabis médicinal dans la plupart des conditions.

Selon le journal ABC: plus de 3 100 ordonnances de cannabis médicinal avaient été approuvées par la Therapeutic Goods Administration (TGA) depuis que le gouvernement fédéral a assoupli les restrictions en mars 2018.

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Selon d’autres experts, ces personnes n’étaient que la pointe de l’iceberg. On estime à 100000 le nombre d’Australiens qui s’automédicament avec le cannabis qu’ils ont acquis illégalement.

Les défis de la recherche

La recherche sur l’innocuité et l’efficacité du cannabis a toujours été très difficile. Le cannabis contient plus de 400 molécules bioactives, dont une centaine sont des cannabinoïdes : un groupe diversifié de substances chimiques naturelles qui se lient aux récepteurs endocannabinoïdes du corps pour produire divers effets.

Les ratios de THC et de CBD (et d’autres cannabinoïdes) déterminent le choix du produit pour le traitement de la maladie.

En raison de la variabilité inhérente de la plante, ainsi que des nombreuses façons de l’administrer, les types de produits, les doses et les méthodes de recherche utilisés dans les études cliniques ont varié considérablement.

Selon la TGA, il est donc difficile de “tirer des conclusions fermes” sur la meilleure façon d’utiliser le cannabis médicinal.

C’est aussi pourquoi, à l’exception d’un produit (utilisé pour la spasticité musculaire dans la sclérose en plaques), les produits médicinaux à base de cannabis ne sont pas disponibles en tant que médicaments sous ordonnance.

Au milieu de l’intérêt croissant du public pour cette drogue ces dernières années, le National Drug and Alcohol Research Centre (NDARC) a mené une étude systématique du cannabis médicinal en 2017, qui a servi de base aux directives actuelles de la TGA.

Les attitudes de la communauté à l’égard du cannabis évoluent et des recherches impartiales ont montré qu’il ne s’agit pas d’une substance particulièrement dangereuse. Selon l’Australian Institute for Health and Welfare dans son rapport intitulé Impact of Alcohol and Illicit Drug Use on the Burden of Disease and Injury in Australia, l’alcool représente 4,6% du fardeau total des maladies et blessures en Australie, le tabac 9% et le cannabis seulement 0,1%.

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Dans l’ensemble, l’examen a révélé que les preuves étaient “limitées” et a suggéré que le cannabis ne soit utilisé que lorsque les médicaments homologués ont été “essayés et se sont révélés inefficaces”.

En revanche, la TGA a révélé que les données les plus probantes sur le cannabis médicinal se trouvaient chez les enfants et les jeunes adultes atteints d’épilepsie pharmacorésistante, pour lesquels il a été démontré que les produits CBD réduisent la fréquence des crises de 50% ou plus chez près de la moitié des patients pédiatriques.

Selon le député Shane Rattenbury des vert : À l’heure actuelle, nous examinons un certain nombre d’amendements possibles au projet de loi de M. Pettersson, qui seront présentés lors du débat de l’année 2019. Bien qu’il y ait un certain nombre de choses qui, à notre avis, pourraient améliorer le projet de loi dans sa forme actuelle, il est malheureusement peu probable que le TCA soit en mesure de légaliser l’approvisionnement en cannabis sans l’approbation du gouvernement fédéral.


M. Rattenbury indique qu’il faudra peut-être apporter d’autres changements aux détails techniques du projet de loi, par exemple en ce qui concerne les limites quant aux endroits où l’on peut légalement fumer. Le texte actuel du projet de loi érigerait en infraction le fait de fumer du cannabis dans un rayon de 20 mètres d’un enfant…


Pettersson souligne qu’il sera toujours illégal d’importer des semences d’un État à l’autre ou d’outre-mer, que toute “hypothétique” de ce genre serait très probablement “contraire aux lois du Commonwealth sur le trafic de drogue”.

Le territoire de la capitale australienne ACT est en passe de devenir le premier État ou territoire à légaliser le cannabis en Australie d’une manière qui bénéficiera véritablement au gouvernement et aux citoyens entourant l’utilisation des herbes et empêcheront les gens d’entrer dans le système judiciaire pour possession.

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