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Culture & Grow

Botafarm, de la weed élevée comme du bon vin

Blog-Cannabis

Rencontre avec le french grower de Los Angeles en Californie, J. de Botafarm

Ce cannabiculteur d’exception élève le cannabis comme le ferait les viticulteurs français, dont il a l’héritage. Sa vision du cannabis n’est pas tout à fait conforme aux normes industrielles, au contraire pour lui, c’est une question d’art , de passion et de cuisine…

J. de Botafarm Génétics

Nous avons rencontré J. de Botafarm, la rencontre fut fructueuse d’informations et de conseils que nous partageons dans cet article.

J. est un french grower qui vit désormais en Californie, son entreprise Botafarm est célèbre pour produire du cannabis de grand cru… Sa similarité avec la viticulture n’est pas anodine. En effet J. depuis tout jeune se passionne pour le vignoble. Il tient cela de son grand père, un viticulteur à Saint Émilion.

“Alors c’est vrai, mon grand-père avait un petit vignoble dans le Saint Émilion, depuis tout jeune je l’ai vu prendre soin de sa vigne et de son jardin avec passion et tendresse. Je crois même qu’à ce niveau là, on peut parler d’amour. Le goût de ce qui pousse était dans ma famille depuis des générations.”

Pour cet éleveur d’exception, la cannabiculture est plus subtile et variée que serait la viticulture (ou du moins égale comparée à la production de grand cru). Entre produire du THC, du CBD et effectué un bon curing, les étapes produisant du bon cannabis serait un art, et spécifiquement pour Botafarm, une technique secrète (se jouant du temps) qui ne sera pas dévoilée dans cet article (Technique révolutionnaire mais pas brevetable…)

Le cannabis, une plante à maîtriser

L’idéal d’une bonne plantation pour J. de Botafarm, se passe en intérieur. En effet du a des conditions irrégulières le cannabis en extérieur développe un ratio fleur/feuille trop faible), de plus, beaucoup de sols peuvent contenir des métaux lourd que le cannabis ingère très facilement, qui obligent le cultivateur à faire bien attention à sa production.

Comme nous le savons, une bonne culture de cannabis doit se faire de façon organique, bio et sans pesticides. Des données à maîtriser, qui seraient préférables en intérieur.

Tout comme les vignes, le cannabis en extérieur est exposé aux parasites et aux ravageurs, tout comme le fameux mildiou (Plasmopara viticola), qui est un champignon parasite spécifique de la vigne, mais aussi du cannabis.

Il se développe à la faveur des printemps pluvieux et doux, contaminant les organes herbacés, il peut entraîner d’importantes pertes de récoltes, ainsi que des problèmes de qualité et d’affaiblissement… Les recherches en biologie actuelles, décrit les symptômes, et les dégâts comme de plus en plus agressifs… Le mildiou est un poison pour le cannabis, et selon J. , de nombreuses récoltes sont menacées, voir annulées par ce contaminant.

Une histoire de terroir

Botafarm préconise essentiellement la récolte extérieure pour l’extraction, toujours dans les bonnes conditions, c’est à dire avec un contrôle total de la production sans pesticides.

La qualité du terrain (une partie du terroir), intervient fermement dans la culture du cannabis, et comme le ferait un bon viticulteur, le choix du terrain est plus que précieux…

Selon J. , ainsi en Oregon et Californie on retrouvera sans doute les meilleurs crus, des plantations du meilleur du cannabis en extérieur (les plantes montent à + de 10 mètres de hauteur), et ceci est dût à ce fameux terroir.

L’inspiration de Botafarm

J. de Botafarm prend exemple sur le fameux grower Dj Short. Ce cannabiculteur de réputation mondiale est en quelque sorte le Willy Wonka du cannabis.

Daniel John (qui n’est pas Dj…) Short, qui vit actuellement en Oregon (pas de hasard) est le must des cannibiculteurs, en plus de son parcours scientifique (et en psychologie cognitive), il a participé au développement des meilleures variétés de cannabis, dont Botafarm s’inspire largement et méthodiquement.

On lui doit la famille des “Blue”, comme la Purple Thai, la BlueBerry. A vrai dire des classiques indétrônables au goût léger, et fruité (baies, fruits des bois, raisin…). Les herbes de DJ Short sont actuellement cultivées dans plus de 60 pays…

“c’est tout un trip de penser qu’à chacune de mes respirations, il y a quelqu’un dans le monde qui donne une taffe à une sorte d’herbe issue de mon travail”. Dj Short

Blueberry Muffin

J. fort de sa vision de la culture du cannabis et de son inspirateur, nous propose des souches dans la même veine que l’indéboulonnable Dj Short.
La Blueberry Muffin est un parfait exemple.

La Blueberry Muffin est un croisement entre une Blueberry de DJ short et une Sour Diesel. C’est une petite plante robuste comme une le serait une souche Afghanica avec des feuilles indica (anciennement sativa). Ses fleurs sont très denses et sont paradoxalement légères. L’ arôme fantastique de Frozen yogourt et de Blueberry, très acidulé, possède même des notes de fraise, de cerise noire et de raisin.

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L’effet est stimulant, suivi d’une redescente plutôt relaxante. Toutefois l’effet est surprenant, les novices doivent faire très attention pour ne pas se faire surprendre par l’effet de dissociation qu’elle peut provoquer…

La Blueberry Muffin cultivé par @botafarmgenetics avec son goût fantastique de fraise, de bleuet et de yogourt…

OG Kush Master Yoda

Autre sélection de Botafarm, la OG Kush Master Yoda… La master Yoda est un clone de catégorie “élite” que J. a lui même collecté. C’est un cross de la SFV OG et de la Master kush, un hybride aux traits très Sativa, et donc une plante très fragile au variations d’environnement.


L’effet de l’OG Kush Yoda est extrêmement puissant, son taux de THC peut atteindre les 30%, selon les récoltes.

Son goût terreux est très prononcé. Elle possède un arôme de pin des landes, de citron vert et une touche d’anis sucrée. Probablement une des meilleures OG sur le marché…

Urkel Electric

La Urkel Electric est une Afghane (anciennement Indica) un cross entre la Purple Urkel de Mendocino et une OG kush.


Les fleurs sont très denses et possèdent un arôme puissant de Kush et de hashish.

Le taux de THC…

En règle général J. ne regarde pas le taux de THC; un peu comme on le ferait pour du vin, on ne regarde pas le taux d’alcool dans un bon cru…

“De plus le taux de THC n’est pas un bon indicateur sur le potentiel de l’effet, on peux trouver des land race Sativa avec 10% qui donneront les pires crises d’angoisse et de dissociation que des variétés à 25% très relaxante” nous dit J. “Elles sortent toutes aux alentours de + de 25% thc + ou – 1% de CBD. Mais les ratios changent de récolte en récolte, et suivant la partie de la plante et le moment de la récolte… “

Coup de gueule contre l’industrie du cannabis

En outre, J. nous rappelle que l’industrie du cannabis et spécifiquement celle de Big Pharma n’est pas sans dangers. Nous le savons, les produits de synthèse, et même pharmaceutique produisent des effets secondaires assez indésirables.

Tout comme le fameux Marinol (ou dronabinol), qui est une forme synthétique du THC que l’on trouve dans le Cannabis Sativa. Ce médicament s’utilise dans le traitement de la perte de poids et d’appétit associée au SIDA et dans le traitement de la nausée et des vomissements sévères causés par la chimiothérapie contre le cancer.

Mais ce genre de médicament produit des effets secondaires assez spectaculaires, comme des brûlures et autres… En outre, ce produit de synthèse ne contient pas de terpènes, ces molécules si précieuses à la spécificité d’une bonne souche de cannabis. Du cannabis sans terpènes, c’est un peu comme serait du très mauvais vin, à très bas prix… de la piquette en somme…

Evidemment, pour J. les grosses sociétés de productions, même si high tech, servent plus le producteur que le consommateur. Les gros industriels ont tendance à produire des plantes récoltées beaucoup trop tôt, séchées trop vite et curées sur les étagères des dispensaires.
Des standards industriels un peu trop établis…

Packaging de chez Botafarm

A la différence, notre french grower de Botafarm vend directement sa production dans les dispensaires de Californie , ses herbes sont réputées comme le serait du bon vin…

Critères et profil d’une bonne souche selon J. de Botafarm

Malgré le côté attrayant des événements, J. n’ai pas tres jouasse a l’idée de proposé ses souches aux « juges »des Cannabis Cup. Pour la simple et bonne raison que ses juges ”auto-proclamés” ne peuvent qu’apporter au mieux des résultats incomplets et au pire un compte rendu erroné

Ceci pourrait en étonner plus d’un, habitués aux concours des grands prestataires de la weed… Mais en toute logique, J. nous rappelle qu’un “juge qui se dit expert (ou pas), fumant (donc déjà en fumant vous brûlez les 3/4 du profile terpénique) de l’herbe toute la journée, sature ces récepteurs olfactifs (fatigue olfactive).

Ils se doivent de tester parfois 20 dab, 20 strains, edibles, vapepen etc…
Du point de vu gustatif c’est juste une énormité. Mais alors du point de vu du jugement de l’effet de chaque strain on est dans la mascarade la plus total…
Si je suis “à jeun” que je vaporise une OG, l’effet de celle ci sera très facile à juger, maintenant dans l’heure qui suit, je consomme une autre strain, les effets de celle ci seront complètement erronés…

Comment avoir un jugement impartial et précis dans ces conditions? “
Un stoner n’est pas un connaisseur de la même façon qu’un alcoolique n’est pas un sommelier

L’avis des sommeliers en cannabis est plus favorable, et plus précis pour établir le profil d’une bonne weed. Ces professionnels sont formés, et à juste titre pour établir jusqu’au profil terpénique d’une bonne plante de cannabis.

Afin d’établir ce bon profil, J. de Botafarm préconise quelques points, qui s’avèrent précieux pour le cannabiculteur.

Visuel

En premier lieu, l’aspect visuel de la plante. C’est à dire le taux de cristallisation (des trichomes), la couleur et la structure de la tête qui se doit être compact et protubérante.

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Publiée par Botafarm Genetics sur Samedi 30 septembre 2017

Prévention

En prévention, il vous faut, établir si votre plante ne comporte pas de maladies ou de prédateurs. Si votre plante est en mauvaise santé, vous n’obtiendrez pas le résultat escompté, ou pire vous aurez du cannabis malade, impropre à la consommation.

Cette étape est cruciale est souvent sabotée par l’emploi de pesticides ou de régulateurs d’hormones (pgr) afin d’obtenir des fleurs plus compactes

Propriétés organoleptiques

Les propriétés organoleptiques du cannabis peuvent être définies comme l’ensemble de ses caractéristiques perçues et évaluées par les sens du consommateur ou par ceux d’un expert.

Les propriétés organoleptiques du cannabis jouent un rôle primordial dans sa perception avant usage ou consommation. Les principaux éléments contribuant à la qualité organoleptique sont :
– le goût
– l’odeur
– les arômes

Les propriétés organoleptiques peuvent être évaluée lors de la vaporisation de votre weed. Le tabac enlève la saveur du cannabis, si vous souhaitez vraiment sentir la “robe” de votre production, vaporisez à basse température.

Testez votre weed après la récolte

Tout comme le vin, il peut être nécessaire de tester votre cru après la récolte. Ceci 2 semaines à 1 mois après le séchage. Les trichomes sont présents, et votre herbe est prête pour une vaporisation basse température .
De ce fait, vous serez en mesure de tester votre herbe. Ceci est important pour évaluer son rendu gustatif, et ses essences aromatiques.

L’effet actif et passif

C’est le temps de tester franchement votre weed, dans sa version finale… N’hésitez pas de vous munir d’un chronomètre pour mesurer l’effet “actif” (le temps donné avant de ressentir les premiers effets) et l’effet passif (la durée de l’effet). En règle générale, on peut observer que les souches Indica (anciennement sativa) peuvent mettre légèrement plus de temps à “monter” , tandis que les souches afganica ( anciennement Indica) peuvent parfois être plus rapide.

Mais cela dépend de nombreux autres facteurs .
On notera que Les indica (anciennement Sativa m) sont plus favorables en journée, et les Afghanica (anciennement indica) plus lourdes, en soirée… Le ratio temps/effet, détermine la puissance et la véracité de la souche de cannabis.

A noté que le marché est essentiellement inondé d’hybrides ce qui crée un éventail multicolore d’effets, d’où la nécessité de comprendre chaque plantes.

Ainsi vous calculez le temps de la montée, et de l’effet dans sa durée (l’effet passif). Le ratio temps/effet, détermine la puissance et la véracité de la souche de cannabis.

L’effet physique et psychologique

Il vous faut savoir que les souches bien psychédélique ont tendance a attirer une clientèle bien spécifique… Tout dépend de la personne, mais en générale les herbes favorites sont subtiles et pas forcement cassantes…
(Ce qui est paradoxal ici car à LA la variété reine est la OG Kush…)

Remarquez l’état de votre visage, de vos yeux, et si possible contemplez vous d’une manière positive.
Si psychologiquement ou physiquement votre herbe vous rend inapte à l’action, c’est soit que vous l’avez souhaité ou votre herbe n’est pas adaptée… J. préconise de tester 2 à 3 fois la souche, pour en être sûr !
Une bonne herbe sera savoureuse, puissante et facile à la dégustation.
Il vous faut trouver vos favorites c’est très important pour tirer le meilleur de votre expérience.

Une bonne herbe sera savoureuse, puissante et facile à la dégustation (sans vous déformer le visage…)

Du THC en cuisine

Patrimoine Français oblige, la cuisine fait aussi parti des compétences de J. , et la cuisine cannabique pour précision.

J. et aussi l’organisateur de “Cultured create & Destroy” un événement qui blend cuisine gastronomique et cannabis élite pour le plaisir des sens.
Ces dîners sont organisés à LA avec la complicité du chef Nate Santana .
Nate et J. travail essentiellement sur l’expérience olfactive et spirituelle.
Les plats sont microdosés, chaque assiette contient 2 mg de cannabinoids pour un total de 12mg/personnes.


Nous utilisons du concentré mais aussi de la fleur pure. ( les arômes de blueberry Muffin se mari parfaitement avec du poisson à la braise.


Le but est de passer un bon moment pas de rendre les gens malades.
Le repas et accompagné de vape pen Botafarm bio, terpenisé en fonction du menu.

Une expérience fantastique pour le corps et l’esprit qui éveille les sens !

En bref…

Ne vous inquiétez pas si tout cela semble compliqué, parce que c’est censé l’être ! Les chercheurs tentent encore de comprendre comment l’activation et l’inhibition de ces récepteurs et enzymes nous affectent. Mais en cuisine terpénique à base de cannabis, la chose est simple et les effets subtils, comme le ferait un bon vin…

Dîners Cannabiques à Culver city

Ainsi, J. de Botafarm Genetics, nous rappelle que le cannabis est surement la denrée alimentaire la plus subtile et la plus en vue pour nos prochaines années. Nous remercions le french grower de Californie pour son exemple, et l’interview agréable qu’il nous a fournit.

Tags : Agriculture/GrowCalifornieSouche