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Le marché noir prospère malgré la légalisation

Le marché noir prospère malgré la légalisation, les petits vendeurs et petits producteurs accusent le coup

La légalisation au Canada n’a finalement pas entamé le marché noir. Il prospère, juste à côté des magasins et dispensaires légaux. Mais, les dispensaires et magasins illégaux ferment à tour de bras, considérés comme de vulgaires trafiquants, malgré la qualité de l’herbe… La police de Toronto ferme actuellement 11 dispensaires, ne possédant pas de licence, leur activité étant considérée comme illégale… Toutefois, on pourrait remettre en doute ce qu’est la définition du marché noir. Et ceci à cause du très mauvais exemple du marché illégal californien. En effet en Californie, on apprendra que 90% de la contrebande se produit avec des pesticides extrêmement dangereux. Les petits vendeurs et petits producteurs honnêtes, accusent le coup…

Les petits vendeurs et petits producteurs, en attente de reconnaissance

Le journal local, kamloopsmatters nous rapporte une anecdote significative. Le propriétaire du dispensaire Canadien Safe Cannabis Services n’est pas licencier par l’état. Son entreprise fait parti des commerces illégaux au Canada, et les clients afflux malgré sa non-conformité.

Clients et patients canadiens, disent rester fidèles aux dispensaires et magasins considérés illégaux…

Le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth conseille aux magasins illégaux de fermer jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur permis. Mais, les dispensaires dits illégaux maintiennent leurs portes ouvertes… La situation semble ironique, pour cette province depuis longtemps réputée pour la qualité de son cannabis.

Ian Dawkins, président de Cannabis Commerce Association of Canada nous annonce qu’il n’a pas besoin d’émettre d’hypothèses sur ce qui arrivera au marché noir au Canada…  Mr Dawkins constate que les dispensaires médicaux de l’État de Washington moins réglementés restent plus populaires que les magasins récréatifs très restreints. Et, cinq ans après la légalisation…

Des gens se rassemblent à l’extérieur d’un magasin de cannabis illégalement exploité à Kamloops, en Colombie-Britannique, le mercredi 17 octobre 2018. LA PRESSE CANADIENNE/Jonathan Hayward

Les dispensaires ne sont pas les seuls à se sentir exclus du marché légal. Les petits producteurs attendent toujours que le gouvernement fédéral ouvre un portail de demande de licences de micro-cultivateurs… Selon les partisans en faveur de ce changement, le marché noir continuera de prospérer jusqu’à ce que les petits magasins de détail et les producteurs artisanaux soient inclus dans le régime.

La réglementation stricte du Canada

Malgré la qualité et le succès des petits dispensaires et magasins considérés comme illégaux – la police de Toronto vient de fermer 11 sites depuis la légalisation au Canada. Le gouvernement canadien compte bien sévir contre tous les distributeurs non agrées. La plupart de ces entreprises sans licences, mais qui souhaitent devenir légitimes – ont été prévenues que leurs activités cesseraient à partir du 17 octobre… Quant aux dispensaires que ces officiers visitent actuellement, leurs serrures ont été changées, leur argent et leurs produits saisis.

La police lors d’une perquisition, n’accuse pas les clients qui font des achats dans les dispensaires non agréés.

L’inspecteur Steve Watts (responsable de la brigade antidrogue) déclare que des dizaines de dispensaires ont fermé avant le 17 octobre, en plus des dispensaires fermés lors des raids. Il doute que la ville connaisse un afflux de visites aux dispensaires non agréés, d’ici le 1er avril, lorsque le gouvernement envisagera d’autoriser les dispensaires à ouvrir leurs portes. Actuellement, seulement 173 demandes de permis de vente au détail sont à l’étude dans tout le Canada… Mais en ce jour, seules les grosses entreprises semblent profiter de la légalisation.

Le mauvais exemple du marché noir Californien

Toutefois, l’obtention de licence ne se fait pas sans un doute sanitaire. Surtout si on rapporte les chiffres édifiants de la culture de cannabis illégal dans le nord des montagnes Californiennes… Non seulement le marché noir ne semble pas dépérir, mais il prospère, via une culture destructive utilisant des produits toxiques…

Les produits chimiques mortels se retrouvent souvent dans le produit final.

Selon l’Associated Press, l’ Integral Ecology Research Center a analysé des échantillons de sol, d’eau et autres, provenant de sites illégaux de culture. Neufs sites sur dix, utilisent des pesticides mortels à l’homme, le carbofuran – soit 90 % des cultures du marché noir en provenance de Californie

Dirigé par le procureur général de Californie Xavier Becerra et le procureur américain Scott, l’effort d’éradication du marché noir a permis de saisir plus de 640 000 plantes, et plus de 11 tonnes de bourgeons traités aux pesticides. On y rajoutera aussi, plus de 60 tonnes de déchets

“Il ne s’agit pas de la marijuana, mais des dommages causés ” – Déclare le procureur McGregor Scott – “Ce qui se passe ici reste illégal selon la loi de qui que ce soit.”

Souvent, les sites démolis sont tellement contaminés que les équipes de nettoyage doivent attendre avant de s’attaquer aux débris… Ces sites menacent la faune, les cours d’eau et les équipes de nettoyage. Et, surtout les consommateurs des territoires où le cannabis reste illégal…

Des déchets éparpillent la terre d’un site illégal près de Hayfork, en Californie…

Jusqu’à présent, les autorités californiennes ont terminé le nettoyage de 160 sites de culture de cannabis toxique. Mais il y a encore une liste de plus de 800 sites de culture potentiellement mortels en attente d’aide écologique. On a découvert ces sites il y a huit ans, mais on ne les a pas encore nettoyé…

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Tags : CalifornieCanadaLoiPolitiqueProhibitionRécréatif
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