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Certaines mousses contiennent un analgésique semblable au THC

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Une substance apparentée au THC provenant de certaines mousses de la famille des plantes hépatiques, peut avoir des avantages médicaux  efficaces pour calmer la douleur et même réduire les inflammations, comme un le ferait un puissant analgésique

Ces mousses de la famille des plantes hépatiques proviennent du Japon, de Nouvelle-Zélande et du Costa Rica. Elles contiennent des perrottétines, substances très similaires au tétrahydrocannabinol (THC) du cannabis. Le perrotetinène se comporte comme un analgésique puissant et se fixe aux mêmes récepteurs cannabinoïdes du cerveau.

Les mousses de la famille des plantes hépatiques

Selon une nouvelle étude, la molécule, appelée perrotétinène, et le tétrahydrocannabinol, ou THC – la substance psychotrope présente dans le cannabis – ont des structures moléculaires similaires. Des tests en laboratoire avec des cellules cérébrales humaines et chez des souris ont révélé que, comme le THC, le perrotétinène se fixe facilement aux récepteurs cannabinoïdes du cerveau, atténuant ainsi les effets des signaux de douleur, rapportent des chercheurs le 24 octobre dans Science Advances.

“Personne ne remarque vraiment les[hépatiques] parce qu’elles sont si petites “, dit Douglas Kinghorn, phytochimiste à l’Ohio State University à Columbus. “Parfois, on trouve des composés médicinaux importants dans des plantes inattendues.”

En 1994, un groupe de scientifiques japonais a découvert du perrotetinène dans des les mousses de la famille des hépatiques. Mais cette nouvelle étude est la preuve la plus solide à ce jour que ce composé est un cannabinoïde psychoactif. Auparavant, le cannabis était la seule plante connue pour produire de tels cannabinoïdes.

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Jusqu’à présent, seules trois espèces d’hépatiques du genre Radula – trouvées au Japon, au Costa Rica, en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie – sont connues pour produire ce composé.

Comme les plantes produisent si peu de cette substance, les chercheurs ont eu du mal à en étudier les effets, jusqu’à maintenant….

Le perrotétinène

Après avoir cartographié la structure moléculaire du perrotetinène, les chercheurs ont créé une version synthétique et l’ont testée sur des souris. L’équipe a suivi la réaction à la douleur, la température corporelle et les mouvements des animaux. Ainsi, ils déterminent de cette façon des mesures sur la psychoactivité du composé.

 

Séparation phylogénétique des bryophytes et des angiospermes et évolution convergente de l’échafaudage tétrahydrocannabinoïde dans (-)-trans-THC et (-)-cis-PET. Les deux cannabinoïdes agissent comme agonistes partiels sur les récepteurs CB1 in vitro et in vivo.

Les résultats suggèrent que le perrotétinène pourrait être légèrement moins psychoactif que le THC. L’hépatique peut aussi avoir moins d’effets secondaires négatifs, comme la perte de mémoire et la perte de coordination.

“Les cannabinoïdes ont un large éventail d’applications “, note M. Gertsch, coauteur de l’étude et biochimiste à l’Université de Berne en Suisse.

Finalement, l’équipe espère que les compagnies pharmaceutiques fabriqueront cette substance comme une alternative potentielle au cannabis… La plante qui, bien que prescrite pour soulager certaines maladies et légalisée dans certains États, demeure classée comme un stupéfiant illégal.

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Tags : Cannabinoïdesplantes médicinales