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Des fermes clandestines chinoise se développent en Californie

A Sacramento, lors de plusieurs descentes de police, des maisons abritant des cultures de cannabis se sont révélées être tenues par des ressortissants chinois. Certains ne parlaient pas anglais et étaient peu enclin à aider les enquêteurs.

Un récent acte d’accusation indique la provenance des fonds. De l’argent d’un compte en banque du sud de la Chine a été transféré en Californie. Ces montant ont été utilisés pour payer des acomptes sur des maisons qui deviendront plus tard des lieux de culture du cannabis.

“Ce sont des opérations sophistiquées”, a déclaré Thomas Yu, un enquêteur spécialiste des gangs asiatiques au département du shérif du comté de Los Angeles. “Lorsque nous entendons parler de gangs asiatiques, nous pensons à des jeunes qui font des fusillades au volant. Ce n’est pas comme ça. Ce sont des entreprises ad hoc organisées, dirigées par des hommes d’affaires. Ils sont là pour le profit. “

Au Colorado, la police a également arrêté des ressortissants chinois impliqués dans cette culture clandestine. Ces cultures se situent parfois éloignées des grandes villes. Un exemple: le comté de Garfield dans le coin nord-ouest du Colorado.

L’année dernière, le sheriff de Garfield, Lou Vallario et ses adjoints ont effectués une descente dans une ferme illégale de cannabis, arrêtant 14 suspects. À la surprise de Vallario, tous étaient des citoyens chinois.
La culture du cannabis a toujours impliquée des ressortissants des pays du monde entier. Cependant, les opérateurs chinois  semblent élargir leur production.

Que ce soit en Californie, dans le comté de Yolo, à Roseville ou Elk gove, ou das la région de Sacramento, dans le comté de Yuba, et même dans le Nevada ou le Colorado, les arrestations et les procès se multiplient. Dans tous les cas, des migrants chinois sont impliqués, en s’installant des banlieues tranquilles.
Au cours de trois raids distincts en septembre, les autorités du comté de Yolo, en Californie, et les villes de Roseville et Elk Grove ont arrêté 13 immigrants chinois lors de raids.

Dans certains cas, des milliers de plants de cannabis ont été saisis, ainsi que des armes et des milliers de dollars. En juillet, un jury fédéral du Nevada a condamné un Chinois de 66 ans, Jianguo Han. Il était accusé d’avoir mené une opération de production de cannabis à grande échelle dans deux maisons de Las Vegas.

Jianguo Han

Un mois plus tôt, le Colorado a inculpé cinq immigrants chinois et 69 autres accusés. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à ce que le procureur général du Colorado, Cynthia Coffman, a appelé «le plus grand réseau de trafic illégal de cannabis» depuis que l’État l’a légalisé en 2015.

Coffman et d’autres responsables de l’application de la loi disent que les producteurs de cannabis illégal ciblent des États comme le Colorado et la Californie en supposant qu’ils peuvent opérer dans l’ombre des entreprises commerciales qui sont autorisées à cultiver légalement la plante.

 “C’est un excellent exemple que le marché noir de la marijuana n’a pas disparu depuis la légalisation de la marijuana récréative dans notre état”, a indiqué Coffman

Ces gangs asiatiques sont des entreprises ad hoc organisées et dirigées par des hommes d’affaires. Ils peuvent récolter d’énormes profits. Une seule maison peut produire trois récoltes par an. Cela rapporte un million de dollars ou plus, selon la taille de la culture et la qualité du bourgeon. Le cannabis est expédié sur les marchés de la côte Est, une raison possible pour laquelle des immigrants chinois de New York ont ​​récemment été arrêtés dans les raids de la région de Sacramento.

Des Chinois devenus apatrides

Beaucoup sont des agriculteurs expérimentés, âgés entre 50 et 60 ans. Ils sont venus des provinces chinoises les plus pauvres. Certains ont été introduits clandestinement aux États-Unis, mais beaucoup arrivent avec des passeports chinois.
Ils ont obtenu des visas B-1 ou B-2, leur permettant de séjourner aux États-Unis jusqu’à six mois. En cas d’arrestation, ils fournissent souvent peu d’aide aux enquêteurs, même lorsque des traducteurs mandarin sont amenés.

Après leur arrestation, ils ne peuvent pas rentrer en Chine. En effet, ils sont considérés comme des criminels fugitifs. Régulièrement, ils se signalent auprès d’un agent de l’immigration et continuent leur vie. Mais ils n’ont aucun statut légal. Certains sont apatrides. Leurs passeports chinois ont expiré.

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Tags : CalifornieChineCulture guérilla

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