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Le syndrome des jambes sans repos

Une étude française révèle que l’utilisation du cannabis peut être extrêmement bénéfique pour réduire la récurrence du syndrome des jambes sans repos (SJSR)

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est aussi appelé la «maladie de Willis-Ekbom» ou «paresthésie agitante nocturne des membres inférieurs». Le SJSR est un trouble sensorimoteur caractérisé par une envie irrésistible de bouger les jambes, et, dans certains cas, d’autres parties du corps, par exemple les bras. Cette envie s’accompagne habituellement de troubles sensoriels variant de l’inconfort à la douleur au niveau des régions touchées. Le SJSR est donc une affection qui affecte le système nerveux. Le syndrome des jambes sans repos interfère également avec le sommeil; donc, il est également classé comme un trouble du sommeil. Il n’est pas rare d’entendre parler des patients qui développent une résistance aux  médicaments prescrits ou souffrent d’effets secondaires. Mais une étude française démontre que le cannabis réduit la récurrence du syndrome des jambes sans repos.

 Le syndrome des jambes sans repos

Les personnes atteintes d’un syndrome des jambes sans repos (SJSR) souffrent d’une sensation inconfortable dans les jambes. Elles sont généralement caractérisées par des épingles et des aiguilles, des démangeaisons qui peuvent parfois se propager aux bras ou à d’autres parties du corps. La seule façon de soulager la sensation est de bouger les jambes.

La perturbation du sommeil causée par cette affection peut souvent être tellement débilitante.

Les symptômes ont tendance à empirer la nuit, surtout quand on est au repos – soit en train de s’allonger ou de s’asseoir. Le SJSR peut être léger ou sévère et, dans certains cas, complètement intolérable… Ainsi la qualité de vie des patients est totalement affectée.

Les causes

Le SJSR primaire aura une cause plutôt génétique. C’est trouble du système nerveux central (SNC). Il n’est pas causé par des troubles psychiatriques, ni par le stress. Mais le SJSR peut contribuer ou être exacerbé par ces conditions. Environ 10% de la population américaine souffre d’un syndrome des jambes sans repos. Cela affecte les deux sexes bien qu’il soit plus fréquent chez les femmes, et il peut commencer à tout âge. Certains facteurs peuvent contribuer à un risque accru de SJSR, il s’agit notamment de maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale, maladie de Parkinson), neuropathie périphérique, carence en fer; la grossesse, la consommation d’alcool, la privation de sommeil et les médicaments.

Le syndrome SJSR

Pour certains cas, l’identification de toute condition sous-jacente liée au SJSR, telles que les carences en vitamines ou en minéraux, peut être tout ce qu’il faut pour corriger l’état. Pour d’autres personnes qui sont des cas plus extrêmes, la thérapie physique, les soins personnels, les massages, la stimulation électrique avant le coucher et les techniques de relaxation sont nécessaires. Les médicaments approuvés par la médecine fonctionnent en améliorant l’activité de la dopamine dans le cerveau ou en ajustant les canaux calciques sur les nerfs pour changer l’excitabilité des nerfs qui transportent les sensations ou la douleur. Mais il n’est pas rare d’entendre parler des patients qui développent une résistance à ces médicaments ou souffrent de leurs effets secondaires. Toutefois  les études montrent que l’utilisation du cannabis peut être extrêmement bénéfique pour réduire la récurrence du syndrome des jambes sans repos.

Une étude française

Le syndrome des jambes sans repos est l’un des domaines qui ne comporte pas plus d’études dans le domaine du cannabis médical. Mais des preuves anecdotiques existent. L’une des étude les plus récentes met en lumière  le cannabis dans le soulagement du SJSR et elle est française.

La dopamine impliquée dans le SJSR

Une étude menée en juin 2017 par des scientifiques en France révèle que l’utilisation du cannabis a réussi à fournir un soulagement à six participants qui ont souffert du syndrome des jambes sans repos. Les patients avaient également un SJSR résistant aux traitements. Ce qui signifie qu’ils ne répondaient plus aux médicaments classiques ou traditionnels. Y compris les agonistes de la dopamine et les analgésiques opioïdes; qui agissent tous deux sur les récepteurs du cerveau qui produisent de la dopamine. Ce qui aide à réguler le mouvement et l’humeur.

Certains patients prenaient également de la Gabapentine et du Clonazépam, qui sont des médicaments utilisés pour le traitement des convulsions…

Deux participants traités avec des agonistes de la dopamine étaient sujettes à la frénésie, au shopping compulsif et à d’autres effets indésirables de leurs médicaments. Après avoir inhalé du cannabis, ils ont tous signalé un «soulagement total des symptômes du SJSR. Ainsi qu’une amélioration complète de la qualité du sommeil. Les chercheurs ont conclu:

«Des essais cliniques robustes sont nécessaires pour tester le profil adéquat de l’efficacité et de la sécurité des cannabinoïdes dans le SJSR».

CBD contre la douleur neuropathique

Si vous pensez avoir le SJSR, il est important d’obtenir un diagnostic approprié par un professionnel de la santé. Parce que cette condition est différente des autres types de troubles du mouvement. Les SJSR peuvent être exacerbés en consommant trop de caféine et en prenant des stimulants, des médicaments contre l’anxiété et la dépression. Les carences en vitamines et minéraux et un sommeil médiocre sont aussi en cause. Le diagnostic devrait confirmer qu’il s’agit effectivement de SJSR et pas de tout autre type de trouble de mouvement.

Vous pouvez essayer de résoudre ces problèmes et de consommer des produits à haute teneur en CDB. Notamment ceux qui ont été couronnés de succès contre un certain nombre d’affections neuropathiques telles que la douleur neuropathique et les convulsion.

Si vous souffrez d’insomnie en raison de SJSR il serait recommandé de prendre des souches qui ont plus de THC. Pour les patients qui nécessitent un soulagement rapide aux symptômes du SJSR, l’inhalation de cannabis est recommandée. D’autre part, si vous avez besoin d’un soulagement plus durable, vous pouvez utiliser des aliments ou des teintures. Vous pouvez constater aussi qu’une microdose peut vous convenir. Mais il peut être nécessaire d’essayer de découvrir la méthode d’administration parfaite et la dose adéquate pour commencer à travailler efficacement.

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