La nouvelle arme de guerre contre l'héroïne

Le cannabis le nouvel arsenal de guerre contre l’héroïne

L’ héroïne est une drogue très dangereuse. L’utilisation mondiale d’héroïne est utilisée à des fins récréatives et de plaisir en raison de l’euphorie qui est le facteur. Toutefois la dépendance peut être immédiate et difficile.  Les dommages que la drogue peut causer au corps est extrême. Allant aux perturbations de la vision, aux convulsions répétées jusqu’à ce qu’à des complications respiratoires et une pression artérielle qui peut conduire parfois jusqu’à la mort. Le cannabis injustement classé par la DEA dans le même cadre que l’héroïne, et depuis 40 ans… Mais aujourd’hui la plante se révèle être un traitement préventif et efficace contre la pharmacodépendance à la plus dangereuse des drogues, l’héroïne.

héroïne

L’héroïne

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L’Héroïne ou diacétylmorphine est un opiacé synthétisé à partir de la morphine naturellement présente dans l’opium ( suc du pavot). Cette drogue est proche de substances produites naturellement par le corps, les endorphines. En effet, le cerveau les produit en plusieurs occasions. L’héroïne, comme les endorphines, est un dépresseur du système nerveux centrale. Elle agit en « endormant » certaines fonctions du système nerveux. Elle ralentit, par exemple, la respiration. L’héroïne est surtout recherchée pour le bien être psychique et physique qu’elle procure. En France, l’héroïne a été expérimentée par 1% des jeunes de 17 ans en 2014. Il y aurait 600 000 expérimentateurs d’héroïne en France. L’héroïne est classée communément dans la catégorie des substances addictives et dangereuses. Mais aux US,  vous serez certainement surpris d’apprendre que le cannabis est classé dans la même catégorie

pavot
La principale source d’approvisionnement, les champs de pavot en Afghanistan…

Selon les critères établis par le gouvernement fédéral, les drogues qui sont dans la première catégorie n’ont pas « prestations médicales », en dépit du fait que le cannabis a été approuvé pour usage médical dans plus de 20 pays… Et bien, il existe de nombreux pays qui depuis 40 (dont la France) ont légiféré à l’identique... Mais désormais cette définition est caduque, les preuves des avantages médicaux du cannabis existent, notamment dans le traitement de la dépendance à l’héroïne.

Les substituts à l’héroïne

Jusqu’à présent,les seules façon de traiter les toxicomanes était la naloxone, qui est un antagoniste des opioïdes. Il contrecarre le désagréable effet de manque d’héroïne en bloquant les récepteurs, par saturation. Mais il ne constitue aucunement un médicament dit préventif, il stoppe la crise de manque uniquement.

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La naloxone, antagoniste des récepteurs de la morphine

Pour de nombreux pays on utilisera la méthadone, qui est principalement utilisée dans des programmes de désintoxication ou de substitution à l’héroïne. En outre, elle évite officiellement les inconvénients psychologiques… Mais cela reste un opiacé qui agit sur les mêmes récepteurs que la morphine et l’héroïne…

Subutex
La Buprénorphine alias le Subutex

En France et spécifiquement nous avons aussi le subutex. Mais la Buprénorphine contenu dans le subutex est la substance la plus consommée dans la rue après le cannabis et l’alcool… Le Subutex, d’abord autorisé sur prescription médicale comme substitut à l’héroïne. Normalement pour accompagner le sevrage des toxicomanes. Mais il pose de plus en plus un problème tant sur le plan de la santé publique que par rapport au trafic dont il est devenu l’objet.

Épidémie nationale

Les dernières données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) nous disent que les opioïdes de prescription – les analgésiques comme la morphine, la méthadone, l’hydromorphine, le fentanyl, l’oxycodone, l’hydrocodone – ont été responsables de 16 917 décès par surdosage en 2011 et les décès par l’héroïne ont doublé de 2 089 en 2002 à 4 397 en 2011. En outre, 4 sur 5 des héroïnomanes ont commencé avec les médicaments sur ordonnance…

méthadone
Dr House n’a pas donné le bon exemple, avec le Vicodin (hydrocodone… )

Dans le Massachusetts, comme beaucoup d’ autres pays, il y a eu une forte augmentation de consommation d’héroïne au cours des deux dernières années. Soit une augmentation de 80% de toxicomanes à l’héroïne en raison de l’augmentation des ordonnances offrant des puissants opioïdes. Les ordonnances opioïdes ont augmenté de 300% au cours des 20 dernières années, les décès par surdosage d’opioïdes ont quadruplé en parallèle.

Subutex
Le problème des cachets, c’est qu’ils s’écrasent…

La principale cause de décès chez les sans-abri à Boston, était officiellement le SIDA. Mais 81% de ces décès sont liés à une overdose d’héroïne… Le problème est si vaste que les autorités ont décrété une épidémie nationale. Mais une fois que l’état a approuvé l’usage médical du cannabis en 2012, il est devenu commun de traiter les toxicomanes à l’héroïne avec de la marijuana médicale. Malgré une volonté de « combattre le feu avec le feu », le cannabis s’est révélé salvateur et hautement médical.

Le lien entre le cannabis à l’héroïne

Dans les études menées au cours des dernières années indiquent que le cannabis est utilisé pour un changement qui accélère le processus de sevrage chez les toxicomanes. Le cannabis est une solution préventive efficace contre les décès et la morbidité produites par l’héroïne ou les autres opioïdes. De plus, le cannabis est hautement recommandé en auto-médicamentation. Ceci afin de l’adopter comme substitut aux drogues, à l’alcool, aux opioïdes sous prescription auxquels le toxicomane est habitué.

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Les avocats du Maine poussent les patients à utiliser la marijuana pour traiter la dépendance aux opiacés

Dans une autre étude, on a comparé les pays où le cannabis est approuvé pour usage médical avec ceux qui ne l’ont pas fait. Il est clair qu’une forte baisse du nombre de décès liés à l’héroïne ou autre drogue est constaté. La baisse est si forte, que les chercheurs affirment qu’inclure le cannabis dans un protocole de traitement des dépendances est hautement recommandé. Et, ceci afin d’éviter les morts par overdose…

cannabis
L’environnement sain du cannabis joue beaucoup psychologiquement

En outre, des études menées aux Pays – Bas démontrent que l’utilisation de cannabis provoque une genre de régulation qui maintient la distance avec les drogues dures. En effet les jeunes adultes qui consomment de la marijuana sont habitués à un environnement sain. Ils apprennent plus rapidement à utiliser le cannabis, et ils évitent les mélanges médicamenteux. La passion de l’herbe et ses bienfaits l’emporte sur toutes expériences toxicomaniaques, ce qui réduit effectivement le nombre de décès vu que la marijuana n’a jamais tué personne.

Le cannabis contre la douleur chronique

Selon une étude de 2014 publiée dans la revue JAMA Internal Medicine, les États qui ont légalisé la marijuana médicale pour gérer la douleur chronique ont beaucoup moins de décès par suite de surdoses aux analgésiques. Mais il se trouve que le cannabis est toujours considéré comme une « drogue addictive » par l’administration américaine et par la majorité des gouvernements soumis à leur note de service…

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Le cannabis pourrait remplacer les analgésiques

Ce classement est responsable de la forte dépendance aux drogues dures, provoquant comme ils le disent si bien des vagues « d’épidémies aux opioïdes », à la cocaïne ou d’autres drogues qui n’ont strictement rien avoir avec la plante de cannabis.

« La marijuana est plus sûre que les opioïdes, elle est moins addictive que les opioïdes, mais ce n’est pas un médicament bénin ». Kolodny (de JAMA)

Fort heureusement les experts du monde entier ont tendance à considérer l’utilisation récurrente de la marijuana et la crise liée aux opioïdes comme deux problèmes distincts. La vérité est que le cannabis est la meilleure chose qui soit, en particulier dans la lutte contre la toxicomanie.

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