5 démystifications de l'argumentaire anti-cannabique
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5 démystifications de l’argumentaire anti-cannabique

Debunkage des idées reçues concernant la légalisation de la marijuana

Le gouvernement fédéral classe la marijuana comme un stupéfiant de l’annexe I (au même titre que l’héroïne). Un révérenciel dépassé mais qui persiste encore aujourd’hui. En effet la tendance actuelle des Américains concernant le cannabis n’est plus du tout conforme avec la DEA.  Au cours des dernières années, 29 États américains ont agi contre l’interdiction du gouvernement fédéral. Ils ont voté pour légaliser le cannabis à des fins médicales ou récréatives. Toutefois beaucoup de malentendu abondent toujours ce sujet. Dont l’impact de la marijuana sur ses utilisateurs et notre société. Une meilleure compréhension est possible, si on dissipe les mythes longtemps associés à l’utilisation du cannabis :

Idée reçue numéro 1 – Le cannabis est une drogue de « passage »

La phrase clé de la prohibition : «la marijuana est une drogue de passage» (d’initiation). Les utilisateurs de marijuana ne peuvent qu’être tenter par des drogues dures. Surtout si celles ci leur étaient présentées par un ami ou un revendeur….C’est ce qu’affirme une étude de 2002 qui cherchait à prouver tout en  théorisant que le cannabis est une drogue de passage. Mais rien ne peut être aussi  loin de la vérité

Un fumeur de joint arrêté toutes les 45 secondes en 2014

Les chercheurs ont conclu l’effet de « passerelle » existe probablement. Ne serait ce lorsque que le consommateur se procure de la marijuana sur le marché noir. Evidemment les dealeurs favorisent grandement l’accès aux drogues dures. Mais la plupart des acheteurs, même ceux qui résident là où la marijuana est légale, cherchent de la marijuana… La tentation d’utiliser des drogues plus dures se fait donc par colportage. Les dealers peuvent vendre n’importe quelle drogue.

Un dealeur se contente de vendre ce qui est illégal…

Les chercheurs ont conclu que seulement une «petite fraction» des usagers de marijuana risquaient de se tourner vers des drogues plus dures. Simplement parce que ces personnes se disent avoir tendance à expérimenter des drogues plus dures. Compte tenu de ces conclusions, le fait de pouvoir réglementer la marijuana comme l’alcool, même en l’autorisant à des fins récréatives, permettra aux utilisateurs de cannabis de se fournir hors du marché noir.

L’étude conclut que la cocaïne peut compromettre la capacité du cerveau à prédire la perte

Les partisans de la marijuana prévoient le jour où l »herbe sera vendu seulement dans les dispensaires. Ce qui offrira un lieu sûr pour faire des affaires, à l’abri de la honte et de la stigmatisation. Mais aussi et surtout hors disponibilité de drogues plus dures comme la cocaïne ou l’héroïne.

Idée reçue numéro 2 – Utilisation de la marijuana conduit à plus de morts sur le trafic

En citant la National Highway Traffic Safety Association, Forbes a signalé que  la consommation de marijuana est plus sûre que la consommation d’alcool quand il s’agit de la conduite. En effet, beaucoup moins de décès sont enregistrés dans la circulation, lorsque la marijuana est présente, à contrario de l’alcool.

«Il semble que l’impact de la marijuana sur la sécurité routière a été grandement exagéré», écrit Forbes.

Woody Harrelson dans une caricature du Saturday Night Live – Season 40

Dans le Colorado, où la marijuana récréative est actuellement légale, la conduite sous l’influence (DUI)  est en baisse. Ceci a été rapporté par le Denver Post, les accidents de la route ont donc un historique bas. Ce que confirme tout autant le The Washington Post. Comparé à l’alcool, qui est légal dans les 50 états, le cannabis est beaucoup plus sûr.

Forbes écrit, «une étude de l’Administration nationale de la circulation routière (NHTSA) de 2015 … n’a trouvé aucune association statistiquement significative entre l’utilisation de la marijuana et le risque de collision une fois que les chercheurs se sont adaptés aux variables de confusion (comme l’âge et le sexe précités). L’explication de cette différence est peut-être que l’analyse de la NHTSA comprenait des conducteurs qui se sont montrés positifs pour le THC actif, qu’ils aient ou non encore ressenti les effets. »

Compte tenu de ces statistiques, on pourrait émettre l’hypothèse que ceux qui boivent de l’alcool et utiliseraient de la marijuana à la place, pourraient diminuer le risque d’accident mortel sur la route.

Idée reçue numéro 3 – L’utilisation de la marijuana augmente les taux de criminalité

Un poste de contrôle de « sobriété » à Los Angeles

En fait, la «guerre contre les drogues» (War on the Drugs) produit plus de criminels, selon un récent éditorial. John Stossel de Fox News a abordé la question de la drogue et de la violence en disant:

«Violents? Les gens qui obtiennent un « high » sont rarement violents. La violence se produit quand quelque chose est illégale, ce qui est vendu seulement sur le marché noir. Et cela provoque le crime. Les trafiquants de drogue ne peuvent pas simplement appeler les flics si quelqu’un essaye de voler leur approvisionnement. Alors, ils forment des gangs et s’armer aux dents. »

John Stossel, animateur « Stossel » sur Fox Business Network (FBN)

Certains policiers sont d’accord. Neil Franklin, un policier vétéran de 33 ans du Maryland, habitué des raids, a admis qu’il avait l’habitude de penser que les drogues ont rendu les gens violents… Franklin est maintenant un promoteur de la fin de l’interdiction contre le cannabis, menant le groupe connu sous le nom de LEAP, application de la loi contre la prohibition.

« Il est difficile d’être un adversaire de la réforme de la marijuana. Ils n’ont pas d’arguments contre la légalisation basée sur la logique et les faits, de sorte qu’ils doivent constamment recourir à la peur à base hypothétique, d’anecdotes qui continuent à se révéler erronées par l’étude systématique. »dit-il.

La guerre contre la drogue

Citant une étude de recherche menée par l’Université du Texas à Dallas, LEAP maintient où la marijuana est légale, les taux de criminalité pour les homicides et les agressions sont légèrement inférieurs.

9 morts après un échange de tir entre les gangs de motards rivaux, dans le centre du Texas

« Nous avons la violence de ces gangs en concurrence pour les parts de marché, et les gens se blessent. »- « Les drogues peuvent être – et sont dans bien des cas – problématiques » ajoutant « Mais les politiques que nous avons mises en place pour interdire leur utilisation sont 10 fois plus problématiques. »

La tactique actuelle de la police dans la guerre contre la drogue est inefficace et effectivement peut créer plus de soucis contre les victimes… L’échec de la guerre contre la drogue pourrait être mieux décrit par le comité éditorial de USA Today :

Près de 3 millions de dollars en fonds fédéraux dirigés vers l’Alaska pour combattre la « crise opioïde »

« Avec une moyenne de 78 Américains qui meurent chaque jour de surdoses d’analgésiques opioïdes sur ordonnance et de l’héroïne, il est clair que les États-Unis perd la guerre contre la drogue. L’épidémie s’est propagée aux banlieues et aux zones rurales. Le nombre de morts de l’héroïne a plus que triplé depuis 2010. Et la nation est désespérée pour les réponses »

La vérité est que les véritables tueurs sont des pilules contre la douleur, des opiacés. Leur abus a atteint des niveaux épidémique, comptant pour plus de fatalités que des accidents de voiture. Pendant tout ce temps, la marijuana se montre prometteuse comme une alternative beaucoup plus sûre, en témoigne les États où la marijuana est légalisée, le nombre des victimes des opiacés a drastiquement chuté.

Idée reçue numéro 4 – La taxe de la marijuana légale ne génère  pas d’école

Selon un groupe de défenseurs de la légalisation pro-marijuana, citant les statistiques du ministère du Revenu du Colorado :

« le marché réglementé de la marijuana a généré plus de 156 millions de dollars de recettes fiscales et de droits de licence en 2015-2016, Des projets de construction – remplissant la promesse de l’amendement 64 – plus un ajout de 2,45 millions de dollars également affectés aux écoles publiques. Ces chiffres ne comprennent pas les taxes et droits locaux (par exemple Denver). « 

Campagne d’affichage de « Regulate Marijuana Like Alcohol »

Si les écoles ne voient jamais un sou du revenu provenant des ventes légales médicales et récréatives de marijuana, cela peut être dû à l’appropriation de la législation et non à la génération de revenus. En d’autres termes, l’argent arrive, mais les citoyens doivent être vigilants pour s’assurer que les législateurs ne les dépensent simplement pas dans un autre but que dans les écoles et l’éducation.

Idée reçue numéro 5 – Le cannabis est addictif et la légalisation mènera à plus d’overdose, de cancer et de violence

Une étude fédérale menée par l’Académie nationale des sciences de l’Institut de médecine (National Academy of Sciences Institute of Medicine) décrit :

« Des millions d’Américains ont essayé de consommer de la marijuana, mais la plupart d’entre eux ne sont pas des utilisateurs réguliers [et] peu d’utilisateurs de marijuana en dépendent … [A] bien que certains usagers de la marijuana développent une dépendance, ils semblent moins susceptibles de le faire que les utilisateurs d’autres (Y compris l’alcool et la nicotine), et la dépendance à la marijuana semble être moins sévère que la dépendance à d’autres médicaments »

Bien qu’il soit possible de demander un traitement pour la dépendance au cannabis…, peu d’installations de traitement contre la toxicomanie envisagent même d’admettre une personne si sa « drogue » de choix est le cannabis… La raison est simple, le cannabis relâche ses utilisateurs, qui sont beaucoup moins susceptibles de devenir violents et intoxiqués. Une étude a conclu que le cannabis «réduit la probabilité de violence» et a conclu :

«l’alcool est clairement la drogue avec laquelle nous avons plus de preuves pour soutenir une relation directe intoxication-violence».

Les partisans de la légalisation avancent qu’une dépénalisation de la marijuana ferait chuter les revenus des cartels de drogue et réduirait la violence au Mexique.

30 000 décès annuels aux États-Unis

Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) rapporte que plus de 30 000 décès annuels aux États-Unis qui sont attribués aux effets sur la santé de l’alcool (c’est-à-dire ce chiffre ne comprend pas les décès accidentels…). D’autre part, la CDC ne possède aucune donnée sur les décès ou les dommages sur la santé concernant le cannabis, vu qu’ils n’existent pas…

Elizabeth Warren ( du « D-MA ») : « Le cannabis réduit l’addiction aux opiacés »

Une étude publiée en janvier 2015 a révélé que le risque de mortalité associé à la marijuana était environ 114 fois moins élevée que celle de l’alcool. Il n’y a jamais eu de cas de surdose de cannabis. Pendant ce temps, le CDC attribue plus de 1.600 décès par an aux États-Unis suite à l’intoxication alcoolique.

 « L’alcool a été connu pour provoquer une cirrhose du foie. Mais la marijuana fonctionne comme un anti-inflammatoire, et un antidépresseur naturel. Elle est potentiellement beaucoup plus sûr que les inhibiteurs sélectifs de la re-capture de la sérotonine (ISRS) »

Le cancer

En ce qui concerne le cancer, l’organisation Regulate Marijuana Like Alcohol a déclaré:

« L’utilisation d’alcool est associée à une grande variété de cancers, y compris les cancers de l’œsophage, l’estomac, le côlon, les poumons, le pancréas, le foie et la prostate. L’usage de la marijuana n’a pas été définitivement associé à aucune forme de cancer. »

Étonnamment, les chercheurs ont constaté que les personnes qui ont fumé de la marijuana effectivement eu une incidence plus faible de cancer. Et cela par rapport aux non-utilisateurs de la drogue.

Conclusion

Armés de ces faits, les partisans de la légalisation du cannabis peuvent se défendre devant l’opinion publique. Voir même gagner devant un jury, car la marijuana est véritablement un médicament.

Des jeunes hommes fument un joint pendant le « smoke out », avec des milliers d’autres le 20 avril 2010, à l’université du Colorado.

Il est possible que chacun, en attendant de tirer leurs propres conclusions, puissent se référera aux études et à la recherche. Quand aux partisans de l’interdiction du cannabis, ils n’ont plus de jambe pour se tenir debout… Puissent ils  méditer sur la légalisation.

Tags : Cannabisdebunkagelegalisationprohibition
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