L'herbe personnelle de Hunter S. Thompson
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L’herbe personnelle d’Hunter S. Thompson

L’herbe personnelle de Hunter S. Thompson – La weed personnelle de Hunter S. Thompson est clonée pour que vous puissiez la fumer

Bientôt vous pourrez fumer une fleur de cannabis clonée à partir de la cachette privée d’un homme qui s’est tué en 2005 et a fait tirer ses cendres d’un canon en forme de poing (le Fist Gonzo).  Une histoire très Stoner, qui va bientôt revivre sous les traits d’une marijuana qui se dit exceptionnelle.

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L’inventeur du journalisme « Gonzo »

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Hunter S. Thompson en mode « Hell’s Angel »

Le journalisme gonzo ou journalisme ultra-subjectif, est à la fois une méthode d’enquête et un style d’écriture, le journaliste étant un des protagonistes de son reportage et écrivant à la première personne. Le terme « gonzo » aurait été employé pour la première fois en 1970 pour qualifier un article de Hunter S. Thompson, qui popularisa ce style par la suite (pour écrire Hell’s Angels: The Strange and Terrible Saga of the Outlaw Motorcycle Gangs, il s’intégra à un groupe de Hells Angels, devint motard et adopta leur mode de vie pendant plusieurs mois).

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Hunter S. Thompson le 18 juin 1997, alors qu’il se rendait dans un studio de télévision à New-York pour une interview avec Charlie Rose. Christian Thompson.

Le parti pris par le journaliste « gonzoide » est de s’exprimer à la première personne, et non de façon neutre et objective, comme l’exige en principe la déontologie journalistique. Il informe ainsi son lecteur de la nature et l’intensité des facteurs « déformant » son point de vue. En faisant appel à son sens critique, le lecteur peut ensuite recomposer une image plus vraisemblable de la réalité…

« La « mauvaise herbe » d’Hunter S. Thompson

La « mauvaise herbe » d’Hunter S. Thompson, l’un des légendaires auteur du magazine Rolling Stone, l’homme qui a défini une génération avec des livres tels que Fear and Loathing in Las Vegas, Fear and Loathing on the Campaign Trail, et Hells Angels, l’homme qui a été joué non seulement par Bill Murray, mais aussi par Johnny Depp deux fois, sera bientôt disponible sur le marché.

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Johnny Depp , « coaché » de près par Thompson, rend une copie presque parfaite dans « Las Vegas Parano ».

Grand consommateur de drogue, Hunter Thompson les a toutes essayés. Il a toujours eu un faible pour le cannabis :

« Une source de joie et confort pendant des années. Je le considère comme un élément essentiel de la vie, comme la bière, la glace ou les pamplemousses. Et des millions d’Américains pensent comme moi ».

Sa veuve Anita Thompson a dit à Aspen Times qu’elle envisage de cloner l’herbe personnelle d’Hunter, une résurrection qui fait penser à Jurassic Park, et de la vendre sur le marché du Colorado.

«Je suis impatiente d’être un baron de la drogue» dit-elle.

La décision de vendre du cannabis avec la marque officielle Hunter S. Thompson n’a pas été prise à la légère. Anita a déclaré que depuis que la marijuana est devenue légale au Colorado, elle serait « approché probablement une fois par mois par les producteurs de cannabis, et les dispensaires. »

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La weed d’Hunter S. Thompson : La kento, CC BY-NC-SA 2.0

« J’ai eu probablement 10 réunions au cours des trois dernières années », a déclaré Thompson, « et j’ai toujours fini par dire« Non »parce que c’est la même histoire à chaque fois: quelqu’un veut salir le nom d’Hunter. »

Quand elle a réalisé qu’elle pouvait vendre du cannabis qui venait vraiment de son défunt mari, elle s’est empressée de cloner six souches de la stash du célèbre auteur (avec la collaboration d’une entreprise de marijuana).

« J’ai trouvé une façon d’extraire l’ADN de la réserve personnelle de cannabis et haschisch de Hunter. Les plantes seront clonées à partir de six variétés qu’il fumait avant son suicide ».

La Owl Farm

Les profits de la vente de la weed potentiellement super forte que fumait Hunter-Thompson serviront à la rénovation d’Owl Farm, une ferme « fortifiée » de 17 hectares, pour en faire un musée et un lieu d’accueil pour des écrivains s’efforçant de maintenir en vie l’esprit Gonzo.

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Owl Farm

Owl Farm a été évaluée à 2,55 millions de dollars et Anita Thompson a alors négocié ses droits pour obtenir le produit des ventes de livres de Hunter en échange de la pleine propriété. Anita Thompson a pour modèle  la dernière maison d’Ernest Hemingway devenue à la fois musée et lieu de pèlerinage. Cette même maison d’où Hunter Thompson, fan ultime de Hemingway, était parti dans les années 1960 avec des bois de cerf sous son manteau…

Tags : culturedispensaireHunter S. Thompsonweed
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